Ce n'est qu'un au revoir

Vous l'avez ptet remarqué mais je suis de moins en moins motivé à écrire ma fic ces temps-ci. Certes vous avez bien eu 3 chapitres la semaine dernière, mais c'était pour ainsi dire la dernière salve, le chant du cygne de cette histoire.

Je me suis rendu compte que je perdais mon temps à l'écrire, alors que je suis censé trouver un taf, un logement et tout..

Puis même, j'ai l'impression que plus personne la lit. Doit y avoir 2 personnes qui m'en parlent (et merci à elles) et le reste l'ignore totalement à mes yeux. J'ai l''impression de passer du temps là-dessus pour rien. Aucun encouragement rien..

Puis même, faut avouer que c'est vraiment de la merde.

Peut-être que je la reprendrai quand j'aurai une situation stable, mais pour l'instant je veux plus en entendre parler jusqu'à l'année prochaine.

Mais ça a été un plaisir de vous mettre en scène dans des aventures rocambolesques, agissant irrationnellement (hein Toto? :D), ne prenant pas au sérieux cette menace qui plane sur vous.. j'ai ri pas mal de fois en "jouant" avec vous^^

Mais bon, tout a une fin.

Vous saurez le fin mot de l'histoire un jour ou l'autre de toute façon...
# Posté le mercredi 01 avril 2009 07:50

Intermède humoristique





Baraque à frites: Le début de la fin








Notre histoire se déroule dans un village nommé St Etienne de Chigny. Comme son nom l'indique, c'est paumé au milieu de nulle part.
Elle met en scène quelques-uns de nos amis qui se rencontreront plus tard sur une île au large de Nouvelle-Zélande, mais un paradoxe spatio-temporel hasardeux fait qu'il se trouve qu'ils ne se connaîtront plus et qu'ils vont vivre une sorte de réalité alternée jusque là.



On va dire.


L'action se déroule tout d'abord chez Tiffany, qui dans sa grande bonté a invité les babos à prendre le goûter chez eux (ah ok). Sont donc présents Tiffany (ben oui faut bien quelqu'un pour ouvrir la porte), Marie, Lucie, Toto, Makeu, Tonton et Barbie.


Toto: Youhou à bouffer!!!

Tiff: Enlève tes chaussures d'abord!!

Toto: Euhh.. ta gueule? *s'enfuit dans la cuisine*

Tiff: ...


Tonton: Eh attends moi sale enculé

Tiff, médusée par le comportement de ces deux babos, décide, après avoir refermé la porte d'entrée d'engager la conversation avec Marie. Pas avec Barbie qui était émerveillée par le porte-manteau à l'entrée, ni avec Makeu qui prenait des photos des bourgeons sur les arbres.

Tiff: Bon sinon, ça va?

Marie: Ouais et toi?

Tiff: J'suis trop vénère, y'a les nains qui ont encore foutu le bordel à la baraque!

La baraque, ou baraque à frites, est un lieu de pèlerinage situé en face de chez Tiff. Il s'agit d'une maison dont la construction a été abandonnée suite à un problème de paiement d'on sait pas trop qui, et qui est donc en état de semi-construction depuis des années. Certain disent que la maison 'na jamais été finie car les propriétaires ont été assassinés dans la cave. D'autres racontent que le Diable en personne voulait en faire sa seconde demeure, mais sa rencontre prématurée avec Chuck Norris l'empêche de revenir sur terre depuis des années.

Donc, depuis la constatation de l'arrêt des travaux, il se trouve que le terrain est déclaré «libre». Tiffany en a profité pour réclamer des droits sur celui-ci, et a finalement obtenu de la mairie qu'il lui appartienne.

Marie: Quoi? Ils ont fait quoi cette fois-ci?

Tiff: Ils ont viré le barbecue, enlevé les stores et détruits la table.

Marie: Ptin!!!

Tonton (avec une crêpe au Nutella entière dans la bouche): Ptfin quels enfoirés on va les venculer à fec!!!

Toto: Euh n'empêche qu'il a pas tort, il serait temps de faire quelque chose avec ces kikoos..

Marie: Ouais bah tu proposes quoi?

Toto: J'me souviens.. Mario m'a donné un conseil l'autre jour. Il a remarqué que quand il y a ce genre de situation dans les films, un bon discours vaut mieux que toutes les actions du monde. Etant donné qu'ils ont déjoué tous nos géniaux pièges, je pense que le mieux serait de faire ça.

Tiff: Et t'as un discours?

Toto: Mario m'en a écrit un et me l'a envoyé sur msn!

Marie:.....

Barbie: Laaalalalalalala..

Toto: Bon allez venez on bouge à la baraque !

Tonton: Attfen ta gueule on finit d'bouffer afant

Toto: Ah ouais t'as raison





*2h plus tard*




Marie: Bon on a tout?

Makeu: Ben... étant donné qu'on a besoin de rien... oui.



Nos joyeux compagnons se mirent donc en route vers la baraque.

Il suffisait de descendre l'allée menant à la route, la traverser puis s'enfoncer dans un discret chemin montant vers leur lieu de destination.

Cependant il fallait être prudent. En effet, sous la menace toujours plus grandissante, il avait fallu installer des pièges de plus en plus perfectionnés. Il fallait alors faire des détours et des enjambées pour éviter de déclencher des tombées de parpaings, de bouts de bois ou de trucs pointus à tout va.

Une fois arrivés sur place, ils purent constater que quelqu'un était présent dans la baraque.

Toto n'hésita pas, pris les devant et se mis devant lui.


Toto: Bon écoutez bande de trouffions!!!

Clodo: Euhh.. c'est une erreur mec. Ceux que tu cherches sont sur le toit.

Toto: Oups pardon. Bonne nuit!


En effet, des cris de kikoos venant du toit étaient audibles.

«Vazi Kévine fé tourné le jouin!!!mdrrrrr»

«EEEHH Vanessa, vien on ékoute le dérnié Tragédi ma BbessTtAa <3 loooll jtdr ololilol»

Ces élucubrations étaient vraiment insupportables à écouter. Il fallait faire vite, car Makeu était couché sur le sol, pris de convulsions et commençait à perdre conscience.

Tout s'arrêta soudain pour Toto à cette vue. Le temps de suspendit quand il vit son frère agoniser sur le sol de l'entrée souillée par les kikoos. Il n'entendait à présent que les battements de son coeur.

Son frère. Son propre frère..

Non, ces nains n'allaient pas avoir raison de lui.

Une larme coula sur sa joue.


Toto: Les mecs..

Tout le monde se retourna vers lui.

Toto: Au cas où j'revienne pas..

Tout le monde: .....

Toto: ...Sachez que j'ai été content de vous connaître..

Marie: Mais.. tu vas pas y aller!! C'est du suicide!!!

Tiff: Marie a raison!! Tu vas au casse-pipe là!


Il s'en foutait. L'instinct fraternel était plus fort que tout à ce moment là.

Il s'avança dans l'entrée, pris la première à droite, et monta les escaliers faits de parpaings menant sur le toit.

Sa vie défila devant ses yeux. Son visage prenait 10 ans chaque fois qu'il gravissait une marche.

Les bruits de kikoos se faisaient de plus en plus puissants.

Ils avaient mis du M.Pokora sur leur Iphone.


Malgré l'impact des ondes sonores sur ses tympans, Toto ne reculait pas.

Tout s'arrêta une fois qu'il arriva sur le toit.

Il devait y avoir une dizaines de kikoolols. Tous s'arrêtèrent de parler et le fixèrent d'un air étonné.

C'est à ce moment là que la pluie commença à tomber. Elle fut rapidement rejointe par le vent.

Il savait qu'il n'avait aucune chance face à 10 kévins. Il sut alors qu'Aymeric avait raison, et qu'à ce moment, un discours venant du coeur était le mieux.

Il essaya alors de se souvenir de ce qu'Aymeric lui avait enseigné (ah ok).


Il regarda le kikoo qui semblait être le leader. Il n'en était pas sûr, mais selon tous les mangas de kikoos, l'importance d'un personnage était proportionnel à la taille de sa coiffure. C'est pourquoi il allait s'adresser à celui qui avait l'air de s'être coiffé avec 3kg de dynamite.


Toto:...

Kévin: késkil nou veu lui looooool?

Toto: Ecoutez-moi. Tous.

Brandon: éééhhh il spren pour sarkozi looll mdrrr

Cindy: uééé trooo lol mdrrr a ba sarko loolilol!!

Toto: J'estime qu'on a été assez patients avec vous.

Kikoos: ?

Toto: On vous a laissé venir ici. On espérait que vous respecteriez un minimum l'endroit. Néanmoins c'est tout le contraire qui s'est passé. Vous détruisez notre travail, vous salissez notre propriété. Sachez que la seule raison pour laquelle vous êtes ici c'est parce qu'on vous y laisse. Alors ok on veut bien que vous fumiez des joints, un narguilé, que vous écoutiez votre musique de merde sur vos portables de moutons, mais que vous veniez détruire notre travail, ça non. Ici c'est chez nous, pas chez vous. Si dorénavant on constate d'autres dégâts, alors j'espère qu'on se recroisera jamais, sinon croyez-moi, ça risque d'être extrêmement désagréable pour vous.

Et sur ce, il tourna les talons.

Cependant, alors qu'il mis le pied sur la première marche, il entendit une voix derrière lui.

«Va t'fér enculé dta race!»

Il se retourna, et vis que Kévin pointait un 9mm sur sa tête.

Toto:...

Kévin: alore, tu fé moin le mal1 là hin!!

Toto: Vas-y tire si t'as les couilles, j'en ai rien à faire.

Kévin mis le doigt sur la détente, et fixa Toto.

Tonton: EH sale pauvre, et si t'allais t'faire enculer par ta mère??

Tonton avait surgit derrière les kikoos. Se trouvaient alors entre Toto et lui Kévin et les kikoos.

Kévin se retourna, mais Tonton le désarma avec l'hameçon relié à sa canne à pêche.

Tonton: Alors on ferme sa gueule sale enculé d'mes deux?

Jenifer: Aahh Kévin!! Vite sauve-nous!

Tonton: Toi ta gueule, sale conne!

Jenifer: Anh!!

Tonton: Ouais.. PUTE même!

Jenifer se leva, mais Tonton lui assenât un low kick, ce qui eut pour effet de faire trébucher la jeune kikoo sur la tête. «Malheureusement», celle-ci heurta, avant de toucher le sol, une fine barre d'acier plantée sur le toit qui la transperça de part et d'autre, dans un flux de sang conséquent.

Tonton: Bien fait pétasse

Toto: Ptin comment t'as fait ça??

Tonton: C'est Steven Seagal qui me l'a enseigné!

Toto: Nan j'parle de débarquer sur le toit!

Tonton: Oh bah c'est simple, j'ai lancé l'hameçon sur une branche de l'arbre à côté de la baraque, puis j'me suis balancé =)

Toto: Derrière toi!!

Charles-Eudes avait sorti un canif de sa poche. Il fixait Tonton et le lançait de main en main comme les méchants dans les films d'action.
Tonton, peu impressionné, rechargea sa canne à pêche, et lança la ligne.

Charles-Eudes: ahah tu ma loupai nulosse!

Tonton: Au contraire.. j't'ai bien enculé d'ta race.

Charles-Eudes: Hum?

Tonton bloqua le moulinet d'un rapide mouvement du pouce, puis tira d'un coup sec.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le cligner, l'½il de Charles-Eudes s'arracha de son orbite et atterrit dans la main de Tonton.

Tonton: Vas-y connard, ouvre l'½il qui te reste. Tu vois c'que j'ai dans la main enculé?

Tonton écrasa alors l'½il de Charles-Eudes. Le pauvre kikoo ne put que constater un liquide visqueux s'échappant d'entre les phalanges de Tonton. Celui-ci lui lança d'ailleurs les restes de l'½il dans la gueule.

Charles-Eudes, aveuglé, ne vit pas alors Tonton arriver vers lui. Celui-ci lui foutu un coup de canne dans les couilles, ce qui eut pour effet de faire trébucher Charles-Eudes du toit. Le pauvre kikoolol ne put rien faire d'autre que s'écraser lamentablement en bas, et se fracasser le crâne sur une pierre angulaire qui se trouvait là.

La joie de Tonton et Toto fut de courte durée. Les kikoos restants les encerclaient.

Toto: Euhh.. et il fait quoi Steven Seagal à ce moment là?

Tonton: Steven Seagal je sais pas. Mais Chuck Norris je sais.

Kévin: fé gaff où tu met lé pieds konar.

Une musique s'éleva soudain dans l'air.


Musique qui s'élève dans l'air



Tonton laissa tomber la canne à ses pieds. Il se concentra et fonça dans le tas de kikoos!

Il mit un uppercut au premier d'entre eux, puis enchaîna avec un roundhouse kick latéral dans la gueule de Cindy. Il prit ensuite la tête de Johnny et de Nolween et les écrasa l'une contre l'autre, dans un flot de sang qui repeint le sol à 5 mètres à la ronde. Il ne se laissa pas faire par Kévin qui avait reprit son arme et d'un high kick le désarma à nouveau. Hélas Kévin lui fit une balayette. Tonton en profita pour prendre sa canne à pêche dans la main, lui fit faire un cercle au sol, faisant tomber tous les kikoos restants.
Quand il se releva, il constata qu'ils n'étaient pas encore assez sonnés.

Il se souvint alors de cette scène:

Souvenir de Tonton (à partir de 5:20)


Il fit de même avec les kikoos.

Une fois calmés, il planta la canne dans la tête de Brandon qui finit donc d'agoniser à ses pieds.


Il fixa Kévin.

Une goutte de sueur perla à sa tempe.


Il s'élança alors vers lui, sauta, et lui arracha la tête avec le pied.

Tonton amortit son saut avec sa main, puis resta à fixer le sol tandis que le corps de Kévin tombait au loin derrière lui, au ralenti.

Suivi de la tête.



«J'mets les pieds où j'veux. Et c'est souvent dans la gueule.»



Les kikoos ayant survécu à l'attaque s'enfuirent alors. Hélas, certains d'entre eux avaient oublié, dans leur précipitation les pièges posés un peu partout. On entendit alors des cris de frayeurs, leur succédant des bruits de membres arrachés dans un torrent de sang.


La baraque à frites était sauvée.

Pour l'instant.
# Posté le dimanche 29 mars 2009 12:52
Modifié le lundi 30 mars 2009 13:42

Ce chapitre est de la grosse merde. Ne le lisez pas.



Chapitre 21














*Mathilde*












Les pas que nous entendions depuis plusieurs minutes s'éloignaient peu à peu. Après un petit moment, Thomas nous invita à nous lever.

«Bouge un doigt, t'es mort.»


La voix venait de derrière nous.


-Toi, recouche-toi, dit-il à Thomas.

La personne se mit à tourner autour de nous. Il nous pointait son arme sur la tête lorsque nous essayions de la lever pour voir son visage.

-Qui êtes-vous?

-Heu.. on est des explorateurs.. On a euh.. fait naufrage sur votre île, commença Tonton.

-Un naufrage? Quand ça?

-Il y a qu..quelques heures. Après que notre bateau se soit échoué on a essayer de trouver des habitations pour chercher de l'aide.

-Humpf.. admettons. Vous m'avez pas l'air d'avoir une longue carrière derrière vous. Pourquoi vous êtes jeunes??

-Heu.. parce qu..

-Parce qu'on fuit notre pays en ruine, lui lançais-je précipitamment.

-Ah? Voyez-vous ça! Et d'où venez-vous mes amis?

-De.. de Nouvelle-Orléans. Un raz-de-marée à dévasté notre région. On a perdu plein de proches dans la catastrophe et.. et on essaie de trouver une terre qui nous conviendrait.

-Ok ok mes chers enfants. Levez-vous.

On se leva donc sans faire de chichi.

L'homme qui nous faisait face était impressionnant. 1M90, taillé comme un boxeur, habillé dans des vêtements de son époque. Il avait un visage assez carré, une petite barbe de trois jours grisonnante, des yeux bleus et un crâne dégarni. Il tenait un ancien modèle de fusil que j'avais déjà vu dans des musées consacrés aux évolutions des armes à feu. C'est bizarre, je savais pas du tout qu'il en existait de ce genre dans ce coin-là du globe.

-Alors, très chers, on va commencer les présentations. Comment vous appelez-vous?

On lui dit donc chacun notre nom.

-Et vous, comment vous appelez-vous? Lui demanda Mathieu.

-Vous pouvez m'appeler Monsieur le Maire.

-Monsieur le..? Mouarf très crédible.

-Comment ça jeune homme?

-si vous étiez maire je pense que vous serez un peu plus accompagné que ça, surtout pour débusquer des inconnus s'aventurant dans votre village!

-T'es pas si bête que t'en as l'air petit.

-Merci. Je pense qu'on devrait envisager le fait que vous nous laissiez partir à présent.

-Comment? J'ai mal compris je crois. Veux-tu répéter?

-Vous avez très bien entendu Arnold. Je pense pas que vous nous reteniez plus longtemps tous les six, malgré votre arme. On peut partir quand on veut.

-Euh Mathieu.. lui lançais-je. Je pense pas que ce soit une bonne idée..

-Si si, écoutez-moi Monsieur le Maire ou je sais pas quoi, je crois qu'en ce moment présent, nous sommes plus nombreux que de votre côté.

-Eh eh.. ta copine avait parfaitement raison. MONTREZ-VOUS!


Soudain, des dizaines de personnes apparurent autour de nous. Certaines sortaient de derrière un arbre, se relevaient pour être visible au-dessus des herbes etc..
Des cliquetis de fusils accompagnaient leur apparition.

-Chapeau l'autiste, lança Élise à Mathieu.

Puis l'un des nouveaux arrivants s'avança vers moi, souleva son fusil, et le projeta à toute vitesse vers moi.




BLAM





.....


....


..


-Ah enfin, la dernière se réveille.

J'ouvris péniblement les yeux. Il faisait sombre. Ma tête tournait. Je pouvais voir Morguy devant moi, assise. À vrai dire, tout le monde était là, assis également.

-Que.. eh on est où là? Leur lançais-je.

-Enfermés dans une sorte d'encl..

-CHUT là-dedans! Lança une voix en-dehors.

Pourquoi était-on enfermés? Qu-allait-on nous faire?

-Psst, Mathieu! Qu'est-ce qui se passe? Lui chuchotais-je.

-Ils nous ont assommés et visiblement transportés jusqu'au village. On a l'air d'être emprisonnés.

-Mais bordel, ils vont faire quoi de nous?

-J'en sais rien.. faut.. attendre..

Je me retournais vers Thomas. Il avait un ½il au beurre noir. Il me souriait néanmoins. Je m'approchais alors de lui. Je ne pouvais faire autrement que rester en génuflexion.

-Ça va toi? Me demanda-t-il.

-Ben.. relativement.

Il me souriait

-Ils ont fait quoi de ta flûte?

-J'sais pas. Ils l'ont peut-être prise, elle est peut-être restée à la sortie du village. J'espère en tout cas que je la retrouverai..

-Allez t'en fais pas, je t'offrirai Flûte de Pan Hero quand on sera de retour!

-C'est gentil mais..

-Mais..

-Pas encore..

-Allez Thomas, tu peux tout me dire! On se dit tout depuis qu'on est ici nan? Ne suis-je pas ta «Petite crevette violette»?

-Arrête de faire les choses avec componction Mathilde..

-Componc..? What?

-De faire les choses avec cérémonie. Assume ce que tu veux dire.

-Ah bah tu peux en parler!! C'est toi qui te tais à la base je te rappelle!

-Humpf..

-Donc dis-moi, je t'en prie..

-Ok, alors on s'éloigne un peu.

-Ah ok, dans un cachot de 10m²..

-Arrête je suis sûr qu'y en a qui pourraient le louer, ça ferait une bonne chambre étudiante nan?

-Tu te fous de ma gueule? Essaie pas de détourner la conversation!

-Ok ok, je vais tout te dire.

-Je t'écoute mon ami.

-J'ai.. pas envie de partir.

-Pardon?

-Je suis bien ici moi..

-Bien? Nan mais c'est une blague j'espère! Comment tu peux te sentir bien avec tous les malheurs qui nous tombent sur le coin d'la tronche depuis des jours? On remonte dans le temps, on s'fait kidnapper par un fantôme invincible, on rencontre des villageois tarés qui nous foutent dans un cachot et toi tu trouves ça bien?

-C'est pas ça.. c'est que depuis qu'on est ici, j'me sens revivre. La nature, la forêt tout ça.. m'admoneste pas, mais je crois que je suis à ma place ici, loin de tout..

-Admo.. mais bordel t'as bouffé un Bescherelle ce matin ou quoi?

-Me réprimande pas.

-Mais Thomas.. je veux pas que tu restes ici..

-Bah pourquoi?

-Parce que..

-Que..

-Pour une fois que je trouve quelqu'un qui m'aime et qui m'aimera dans le futur..

-Hum?

-Thomas.. tu sais pas ce que mon c½ur a éprouvé jusque là. Je pensais avoir trouvé la bonne personne en arrivant ici. Je la veux quand je partirai.. m'abandonne pas..

-Mais.. il t'est arrivé quoi?

-Je te raconterai plus tard.. c'est encore douloureux.

-Humpf..

-Alors? Dis-moi que tu restes..

-Je.. je verrai..

La porte du cachot s'ouvrit soudain.


«Bon les marmots, suivez-moi. J'espère que vous avez une forte envie de vous dégourdir les jambes.»
Ce chapitre est de la grosse merde. Ne le lisez pas.
# Posté le dimanche 22 mars 2009 21:04

Le titre de cet article est parti manger une pizza. Il ne reviendra pas.




Chapitre 20













*Marie*









Aaahh que ça faisait du bien de retrouver un lit douillet!! Enfin douillet.. tout est relatif hein! Tant qu'on dort on s'en fout hein.

Ah zut, j'avais oublié ce que c'était de dormir avec Lucie dans la même pièce.

-Mais j'vous dis j'ai peur moi, je suis sûre on va pas survivre cette nuit!

-Mais non Lucie, lui répondis-je.

-Ben en tout cas y'a Dark Vador dehors qui attend qu'une chose: nous tomber dessus. T'as pas peur toi?

-Ben si bien sûr, mais bon on n'a pas trop le choix. On reste ici et on espère quoi..

-Ah ok la s½ur rassurante.

-Bon, si t'es pas contente tu vas avec quelqu'un d'autre!


Je me retournai pour mettre fin à cette discussion, et me rendormis.



...



«Marie !»

Hmm.. quoi?

J'ouvrai les paupières avec difficulté.

-Ben dis-donc, t'es longue à réveiller toi. Même chiante.

-Ouais oh bah c'est bon ça va hein! Qu'est-ce qu'il y a ?

-Réunion générale, faut s'magner! Je suis sûre c'est à cause de Voldemort..

-Heu.. ouais ptet..


Je la laissais partir devant.

Le temps d'émerger.

Je pris deux minutes pour me mettre d'aplomb. Le matin ne me réussissait pas. J'avais l'habitude de me coucher tard et de me lever tard. Il n'était que 7h selon ma montre. Petite nuit en somme.

Je me levai, m'étirai, et mis mes chaussures.



Tout le monde était déjà réunit. Chaud les esclaves.

Je rejoignis ma soeur.

-De quoi on parle?

-De l'autre groupe.


C'était Nicolas qui parlait.

-.. groupe n'étant toujours pas revenu, nous voulons avoir votre avis sur quoi faire. Soit on les attend gentiment, sachant que le village est relativement proche et qu'ils sont censés pouvoir être revenus depuis longtemps, ayant sûrement appris la même chose que nous concernant l'année dans laquelle on se trouve, soit on se dirige vers les ruines enterrées pour établir un campement là-bas, creuser et découvrir un hypothétique indice sur les spécificités de cet endroit.

-Mais euuh.. tu es en train d'insinuer qu'il est arrivé quelque chose à l'autre groupe?

-Oui Marion. Ça ne prend pas une journée entière pour demander de l'aide à quelqu'un au village. Même si les habitants ont pu être étonnés de voir des «voyageurs du futur».

-Et.. on va pas les aider?

-Trop dangereux pour l'instant. Mieux vaut attendre encore un peu pour être sûrs, et une fois installés aux ruines, on formera un groupe de reconnaissance pour aller voir au village.

-Pourquoi on va aux ruines alors? Ça prendra beaucoup plus de temps de partir de là-bas que d'ici!

-Parce qu'on ne peut pas prendre le risque d'être vus par hasard par un habitant du village. Plus on sera loin d'eux, mieux on se portera.

-Mouais. Ça se tient.

-Donc, vous êtes tous d'accord pour adopter ce plan? Aller aux ruines et former une équipe de secours demain si les autres ne sont toujours pas revenus?


Il y eut alors un vote à mains levées. 5 voix contre et 14 pour.


Vive la démocratie.


On prit après les dispositions pour amener ce qu'il nous fallait aux ruines. Des choses pour construire un abri, la nourriture etc..

Mais aussi de comment on allait amener tout ça là-bas.

Il avait été convenu qu'on porterait chacun quelque chose à tour de rôle durant le trajet. C'était Nico et Yohann qui porteraient la bâche principale les premiers.

J'avais quand à moi hérité de la marmite, en compagnie d'Aymeric.


Bon au moins on rira sur le trajet.


Ah non en fait. Il est pas drôle.

Le titre de cet article est parti manger une pizza. Il ne reviendra pas.
# Posté le mercredi 18 mars 2009 21:33
Modifié le jeudi 19 mars 2009 08:41

Sweet pas piquée des hannetons!









Chapitre 19













*Thomas*












Pfiou, ça avait l'air d'être un beau bordel quand même ces histoires-là.
Mais étaient-elles vraies?

J'sais pas.. ça paraît tellement fou. Mais en même temps les faits sont là. Et on ne peut pas les nier.

Nous sommes actuellement dans un village paumé sur une île au large de la Nouvelle-Zélande en 1869.

Galère hein?

Peu après notre petite discussion là-dessus, je m'étais isolé et avait commencé à jouer I Shot The Sheriff à la flûte de Pan. J'avais vraiment besoin de réfléchir à tout ça.
Je m'étais assis sur le pas d'une maison un peu plus loin. Une vieille maison. Enfin une maison des années 1860 quoi..

Ce calme..

Personne ne troublait la solitude du lieu. Étrange.

On entendait juste quelques oiseaux s'envoler au loin, leurs cris disparaissant petit à petit dans le ciel bleu clair baigné du soleil éclatant.

J'avais des frissons tandis que j'entendais la mélodie que je jouais résonner dans l'immensité de la forêt entourant le village.

Je resterais ici des siècles.

Peut-être que c'est ce qui va m'arriver. A mon avis on n'est pas au bout de nos surprises.

M'enfin bon, peu importe ce qui m'arrive tant que j'ai ma flûte de pan et m..

-Thomas?

C'était mon frère.

Je me retournais vers lui, et fermais les yeux par réflexe, étant ébloui par le reflet des rayons du soleil sur la terre sèche de la place du village.

Lorsque je les réouvris, je vis Mathieu assis à côté de moi.

-Oui?

-Dis.. tu crois qu'on doit faire quoi?

-Concernant?

-Concernant tout ce qui se passe! Comment on va se sortir de là?

-Humpf.. je sais pas..

-...

-Et si...

-Et si quoi?

-Et si... on restait ici?

-Hein?

-Oui.. je sais pas, je suis bien ici moi. Je me suis senti en.. fusion avec cet endroit depuis qu'on y est. Tu sais comment je suis.. la nature tout ça.

-Mais.. et les parents? Nos amis? Notre vie?

-Écoute.. je préfère cent fois la vie qu'on mènerait ici, en ce lieu que la vie qui nous attend en France, en 2009. Rien ne m'attend là-bas.

-D'un côté tu as raison. Je veux dire, c'est vrai que c'est un chouette endroit, si on y enlève Jack l'éventreur, mais tu te vois franchement vivre en ermite sur une petite île avec l'amour et l'eau fraîche comme seuls compagnons?

-Euh.. bah ouais.

-Et bien pas moi. On doit retrouver Esther, les autres disparus, et rentrer.

-Et..

-Et quoi?

-..Et je ferai tout pour vous aider frérot.


Je me suis remis à jouer de la flûte après cette discussion. Oui, j'étais sûr de moi. J'allais rester ici. J'ai attendu ce moment toute ma vie. Après tout, mes parents et mes amis me manqueront dans un premier temps, mais je m'habituerai.


Je sentis soudain quelqu'un tapoter sur mon épaule droite.

-Quoi encore?

-Et bah? Je t'énerves déjà c'est ça?

-Oups désolé Mathilde. Juste.. tu m'as surpris. Enfin.. je croyais que c'était mon frère, on a parlé tout à l'heure.

-Vous avez parlé de quoi?.. Si je suis pas indiscrète?

-Nan t'inquiètes. On a parlé du moyen de quitter cet endroit. De.. revenir chez nous?

-Et donc?

-Euh.. ben..

Je réalisais soudain qu'on avait parlé de tout sauf du moyen de partir.

-Je vois.. vous avez rien trouvé..

-Oué..

-Ben moi je propose de d'abord revenir au campement, exposer notre découverte aux autres, puis voir ensemble ce qu'on pourrait faire!

-Arf.. ouais pas con, j'avais oublié qu'ils existaient les autres..

-Euh..

-Moui?

-Tu vas bien Thomas..? Je veux dire.. je te sens un peu hors-sujet depuis tout à l'heure..

-Euh..bah ouais.. 'fin tout va bien quoi. C'est juste que je suis un peu déboussolé avec tout ce qui nous tombe dessus tout à coup.

-Je vois.. Et bien fais-moi signe quand t'auras retrouvé le nord!

Elle se leva alors, m'embrassa sur la joue, sourit, puis rejoignit les autres devant le puits, sur la place.


J'ai du rester une bonne demi-heure planté là, à me poser des questions sur moi, sur les autres.

Je m'attachais de plus en plus à elle. Devais-je vraiment rester ici? La suivre? Sachant que si ils réussissaient ce qu'ils voulaient faire elle ne naîtrait que dans plus d'un siècle, et que je serai mort depuis longtemps lorsqu'elle naîtra.

Puis elle me rencontrera en 2009, et nous.. enfin elle et mon futur moi irons sur cette île, où nous vivrons ce moment exact.

Pfiou, compliqué tout ça..

Après avoir fait le point, je me levai et les rejoignis devant le puit.

Ils avaient l'air d'avoir décidé quoi faire.

-Alors, vous avez décidé quoi?

-On retourne le plus vite possible au campement, et on avise. Pas de temps à perdre on en a déjà assez perdu!

-Bon d'accord. Ben.. let's go!

Nous sortîmes de la grande place, puis sortîmes du village par le même endroit que lors de notre arrivée.


*BANG*


-Euh.. c'était quoi ça? Demanda Elise.

-Un coup de feu, vite, tous à terre! Conseilla Morguy.

Nous nous couchâmes tous en silence.

Plus aucun son ne nous parvenait.

Nous attendîmes ici quelques minutes, dans un silence pesant. La tension était palpable.

Soudain, nous entendîmes des bruits de pas derrière nous.

Ça se rapprochait.

Ça s'était arrêté à quelques mètres de nous.

Je commençais vraiment à stresser..

L'inquiétude se lisait aussi sur le visage de mes compagnons.

À notre soulagement, les pas s'éloignèrent quelques secondes après.

Ouf, nous étions saufs.

Je me levais donc, et invitais mes amis à faire de même.


«Bouge un doigt, t'es mort», dit une voix derrière moi.



Bon ben on était p'tet pas prêts d'arriver en fin de compte.
Sweet pas piquée des hannetons!
# Posté le lundi 16 mars 2009 20:44