Baraque à frites: Le début de la finNotre histoire se déroule dans un village nommé St Etienne de Chigny. Comme son nom l'indique, c'est paumé au milieu de nulle part.
Elle met en scène quelques-uns de nos amis qui se rencontreront plus tard sur une île au large de Nouvelle-Zélande, mais un paradoxe spatio-temporel hasardeux fait qu'il se trouve qu'ils ne se connaîtront plus et qu'ils vont vivre une sorte de réalité alternée jusque là.
On va dire.
L'action se déroule tout d'abord chez Tiffany, qui dans sa grande bonté a invité les babos à prendre le goûter chez eux (ah ok). Sont donc présents Tiffany (ben oui faut bien quelqu'un pour ouvrir la porte), Marie, Lucie, Toto, Makeu, Tonton et Barbie.
Toto: Youhou à bouffer!!!
Tiff: Enlève tes chaussures d'abord!!
Toto: Euhh.. ta gueule? *s'enfuit dans la cuisine*
Tiff: ...
Tonton: Eh attends moi sale enculé
Tiff, médusée par le comportement de ces deux babos, décide, après avoir refermé la porte d'entrée d'engager la conversation avec Marie. Pas avec Barbie qui était émerveillée par le porte-manteau à l'entrée, ni avec Makeu qui prenait des photos des bourgeons sur les arbres.
Tiff: Bon sinon, ça va?
Marie: Ouais et toi?
Tiff: J'suis trop vénère, y'a les nains qui ont encore foutu le bordel à la baraque!
La baraque, ou baraque à frites, est un lieu de pèlerinage situé en face de chez Tiff. Il s'agit d'une maison dont la construction a été abandonnée suite à un problème de paiement d'on sait pas trop qui, et qui est donc en état de semi-construction depuis des années. Certain disent que la maison 'na jamais été finie car les propriétaires ont été assassinés dans la cave. D'autres racontent que le Diable en personne voulait en faire sa seconde demeure, mais sa rencontre prématurée avec Chuck Norris l'empêche de revenir sur terre depuis des années.
Donc, depuis la constatation de l'arrêt des travaux, il se trouve que le terrain est déclaré «libre». Tiffany en a profité pour réclamer des droits sur celui-ci, et a finalement obtenu de la mairie qu'il lui appartienne.
Marie: Quoi? Ils ont fait quoi cette fois-ci?
Tiff: Ils ont viré le barbecue, enlevé les stores et détruits la table.
Marie: Ptin!!!
Tonton (avec une crêpe au Nutella entière dans la bouche): Ptfin quels enfoirés on va les venculer à fec!!!
Toto: Euh n'empêche qu'il a pas tort, il serait temps de faire quelque chose avec ces kikoos..
Marie: Ouais bah tu proposes quoi?
Toto: J'me souviens.. Mario m'a donné un conseil l'autre jour. Il a remarqué que quand il y a ce genre de situation dans les films, un bon discours vaut mieux que toutes les actions du monde. Etant donné qu'ils ont déjoué tous nos géniaux pièges, je pense que le mieux serait de faire ça.
Tiff: Et t'as un discours?
Toto: Mario m'en a écrit un et me l'a envoyé sur msn!
Marie:.....
Barbie: Laaalalalalalala..
Toto: Bon allez venez on bouge à la baraque !
Tonton: Attfen ta gueule on finit d'bouffer afant
Toto: Ah ouais t'as raison
*2h plus tard*
Marie: Bon on a tout?
Makeu: Ben... étant donné qu'on a besoin de rien... oui.
Nos joyeux compagnons se mirent donc en route vers la baraque.
Il suffisait de descendre l'allée menant à la route, la traverser puis s'enfoncer dans un discret chemin montant vers leur lieu de destination.
Cependant il fallait être prudent. En effet, sous la menace toujours plus grandissante, il avait fallu installer des pièges de plus en plus perfectionnés. Il fallait alors faire des détours et des enjambées pour éviter de déclencher des tombées de parpaings, de bouts de bois ou de trucs pointus à tout va.
Une fois arrivés sur place, ils purent constater que quelqu'un était présent dans la baraque.
Toto n'hésita pas, pris les devant et se mis devant lui.
Toto: Bon écoutez bande de trouffions!!!
Clodo: Euhh.. c'est une erreur mec. Ceux que tu cherches sont sur le toit.
Toto: Oups pardon. Bonne nuit!
En effet, des cris de kikoos venant du toit étaient audibles.
«Vazi Kévine fé tourné le jouin!!!mdrrrrr»
«EEEHH Vanessa, vien on ékoute le dérnié Tragédi ma BbessTtAa <3 loooll jtdr ololilol»
Ces élucubrations étaient vraiment insupportables à écouter. Il fallait faire vite, car Makeu était couché sur le sol, pris de convulsions et commençait à perdre conscience.
Tout s'arrêta soudain pour Toto à cette vue. Le temps de suspendit quand il vit son frère agoniser sur le sol de l'entrée souillée par les kikoos. Il n'entendait à présent que les battements de son coeur.
Son frère. Son propre frère..
Non, ces nains n'allaient pas avoir raison de lui.
Une larme coula sur sa joue.
Toto: Les mecs..
Tout le monde se retourna vers lui.
Toto: Au cas où j'revienne pas..
Tout le monde: .....
Toto: ...Sachez que j'ai été content de vous connaître..
Marie: Mais.. tu vas pas y aller!! C'est du suicide!!!
Tiff: Marie a raison!! Tu vas au casse-pipe là!
Il s'en foutait. L'instinct fraternel était plus fort que tout à ce moment là.
Il s'avança dans l'entrée, pris la première à droite, et monta les escaliers faits de parpaings menant sur le toit.
Sa vie défila devant ses yeux. Son visage prenait 10 ans chaque fois qu'il gravissait une marche.
Les bruits de kikoos se faisaient de plus en plus puissants.
Ils avaient mis du M.Pokora sur leur Iphone.
Malgré l'impact des ondes sonores sur ses tympans, Toto ne reculait pas.
Tout s'arrêta une fois qu'il arriva sur le toit.
Il devait y avoir une dizaines de kikoolols. Tous s'arrêtèrent de parler et le fixèrent d'un air étonné.
C'est à ce moment là que la pluie commença à tomber. Elle fut rapidement rejointe par le vent.
Il savait qu'il n'avait aucune chance face à 10 kévins. Il sut alors qu'Aymeric avait raison, et qu'à ce moment, un discours venant du coeur était le mieux.
Il essaya alors de se souvenir de ce qu'Aymeric lui avait enseigné (ah ok).
Il regarda le kikoo qui semblait être le leader. Il n'en était pas sûr, mais selon tous les mangas de kikoos, l'importance d'un personnage était proportionnel à la taille de sa coiffure. C'est pourquoi il allait s'adresser à celui qui avait l'air de s'être coiffé avec 3kg de dynamite.
Toto:...
Kévin: késkil nou veu lui looooool?
Toto: Ecoutez-moi. Tous.
Brandon: éééhhh il spren pour sarkozi looll mdrrr
Cindy: uééé trooo lol mdrrr a ba sarko loolilol!!
Toto: J'estime qu'on a été assez patients avec vous.
Kikoos: ?
Toto: On vous a laissé venir ici. On espérait que vous respecteriez un minimum l'endroit. Néanmoins c'est tout le contraire qui s'est passé. Vous détruisez notre travail, vous salissez notre propriété. Sachez que la seule raison pour laquelle vous êtes ici c'est parce qu'on vous y laisse. Alors ok on veut bien que vous fumiez des joints, un narguilé, que vous écoutiez votre musique de merde sur vos portables de moutons, mais que vous veniez détruire notre travail, ça non. Ici c'est chez nous, pas chez vous. Si dorénavant on constate d'autres dégâts, alors j'espère qu'on se recroisera jamais, sinon croyez-moi, ça risque d'être extrêmement désagréable pour vous.
Et sur ce, il tourna les talons.
Cependant, alors qu'il mis le pied sur la première marche, il entendit une voix derrière lui.
«Va t'fér enculé dta race!»
Il se retourna, et vis que Kévin pointait un 9mm sur sa tête.
Toto:...
Kévin: alore, tu fé moin le mal1 là hin!!
Toto: Vas-y tire si t'as les couilles, j'en ai rien à faire.
Kévin mis le doigt sur la détente, et fixa Toto.
Tonton: EH sale pauvre, et si t'allais t'faire enculer par ta mère??
Tonton avait surgit derrière les kikoos. Se trouvaient alors entre Toto et lui Kévin et les kikoos.
Kévin se retourna, mais Tonton le désarma avec l'hameçon relié à sa canne à pêche.
Tonton: Alors on ferme sa gueule sale enculé d'mes deux?
Jenifer: Aahh Kévin!! Vite sauve-nous!
Tonton: Toi ta gueule, sale conne!
Jenifer: Anh!!
Tonton: Ouais.. PUTE même!
Jenifer se leva, mais Tonton lui assenât un low kick, ce qui eut pour effet de faire trébucher la jeune kikoo sur la tête. «Malheureusement», celle-ci heurta, avant de toucher le sol, une fine barre d'acier plantée sur le toit qui la transperça de part et d'autre, dans un flux de sang conséquent.
Tonton: Bien fait pétasse
Toto: Ptin comment t'as fait ça??
Tonton: C'est Steven Seagal qui me l'a enseigné!
Toto: Nan j'parle de débarquer sur le toit!
Tonton: Oh bah c'est simple, j'ai lancé l'hameçon sur une branche de l'arbre à côté de la baraque, puis j'me suis balancé =)
Toto: Derrière toi!!
Charles-Eudes avait sorti un canif de sa poche. Il fixait Tonton et le lançait de main en main comme les méchants dans les films d'action.
Tonton, peu impressionné, rechargea sa canne à pêche, et lança la ligne.
Charles-Eudes: ahah tu ma loupai nulosse!
Tonton: Au contraire.. j't'ai bien enculé d'ta race.
Charles-Eudes: Hum?
Tonton bloqua le moulinet d'un rapide mouvement du pouce, puis tira d'un coup sec.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le cligner, l'½il de Charles-Eudes s'arracha de son orbite et atterrit dans la main de Tonton.
Tonton: Vas-y connard, ouvre l'½il qui te reste. Tu vois c'que j'ai dans la main enculé?
Tonton écrasa alors l'½il de Charles-Eudes. Le pauvre kikoo ne put que constater un liquide visqueux s'échappant d'entre les phalanges de Tonton. Celui-ci lui lança d'ailleurs les restes de l'½il dans la gueule.
Charles-Eudes, aveuglé, ne vit pas alors Tonton arriver vers lui. Celui-ci lui foutu un coup de canne dans les couilles, ce qui eut pour effet de faire trébucher Charles-Eudes du toit. Le pauvre kikoolol ne put rien faire d'autre que s'écraser lamentablement en bas, et se fracasser le crâne sur une pierre angulaire qui se trouvait là.
La joie de Tonton et Toto fut de courte durée. Les kikoos restants les encerclaient.
Toto: Euhh.. et il fait quoi Steven Seagal à ce moment là?
Tonton: Steven Seagal je sais pas. Mais Chuck Norris je sais.
Kévin: fé gaff où tu met lé pieds konar.
Une musique s'éleva soudain dans l'air.
Musique qui s'élève dans l'airTonton laissa tomber la canne à ses pieds. Il se concentra et fonça dans le tas de kikoos!
Il mit un uppercut au premier d'entre eux, puis enchaîna avec un roundhouse kick latéral dans la gueule de Cindy. Il prit ensuite la tête de Johnny et de Nolween et les écrasa l'une contre l'autre, dans un flot de sang qui repeint le sol à 5 mètres à la ronde. Il ne se laissa pas faire par Kévin qui avait reprit son arme et d'un high kick le désarma à nouveau. Hélas Kévin lui fit une balayette. Tonton en profita pour prendre sa canne à pêche dans la main, lui fit faire un cercle au sol, faisant tomber tous les kikoos restants.
Quand il se releva, il constata qu'ils n'étaient pas encore assez sonnés.
Il se souvint alors de cette scène:
Souvenir de Tonton (à partir de 5:20)
Il fit de même avec les kikoos.
Une fois calmés, il planta la canne dans la tête de Brandon qui finit donc d'agoniser à ses pieds.
Il fixa Kévin.
Une goutte de sueur perla à sa tempe.
Il s'élança alors vers lui, sauta, et lui arracha la tête avec le pied.
Tonton amortit son saut avec sa main, puis resta à fixer le sol tandis que le corps de Kévin tombait au loin derrière lui, au ralenti.
Suivi de la tête.
«J'mets les pieds où j'veux. Et c'est souvent dans la gueule.»
Les kikoos ayant survécu à l'attaque s'enfuirent alors. Hélas, certains d'entre eux avaient oublié, dans leur précipitation les pièges posés un peu partout. On entendit alors des cris de frayeurs, leur succédant des bruits de membres arrachés dans un torrent de sang.
La baraque à frites était sauvée.
Pour l'instant.